Sidi Hassine Séjoumi : L’épouse toxicomane dénoncée par son mari

2008-05-30 - Le Quotidien
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Après avoir été dénoncée par son mari, l’épouse toxicomane a écopé de deux ans de prison...
Tunis - Le Quotidien
La principale protagoniste dans cette affaire est originaire du quartier populaire de Sidi Hassine Séjoumi.
Elle est âgée de trente-trois ans et mariée depuis cinq ans à un employé dans une entreprise privée qui gagne plutôt bien sa vie.
Croyant bien faire, l’époux avait toléré le fait que sa jeune épouse soit une fumeuse. D’ailleurs, lui-même ne pouvait pas se passer de sa dose quotidienne de nicotine.
Alors, lorsqu’il rentrait chez lui et surprenait sa femme fumant des  clopes avec des amies à elle, il en déduisait qu’il s’agit de passe-temps  pour des dames sans travail.
Toujours est-il que depuis quelque temps  le comportement de son épouse avait changé. Dès qu’elle terminait sa cigarette, elle partait dans un autre monde.
En effet, elle est devenue plus audacieuse, voire vulgaire. Il y avait justement là de quoi susciter la curiosité de son mari. Il ne tarda pas, du reste, à  découvrir le pot aux roses. Sa douce moitié avait cédé à la tentation de goûter à la drogue. Pourtant, il avait tout fait pour qu’elle coupe avec cette mauvaise habitude. En vain... Pis encore, sur sa lancée, l’épouse s’était mise à recevoir des amies avec qui elle consommait de la drogue au su et au vu de son mari qui, irrité, est allé la dénoncer auprès des agents de l’ordre.
Face à la gravité de l’affaire, la suspecte fut, immédiatement, conduite au poste et interrogée.
Bien évidemment, elle avait nié les faits déclarant que son mari voulait se débarrasser d’elle, car il s’apprêtait à se remarier.
Seulement, soumise à des analyses de sang, il s’est avéré que l’épouse était une toxicomane assidue. Les médecins avait, en effet, relevé les traces d’une matière stupéfiante. L’affaire a, alors, pris une autre tournure  contraignant la dame à faire des aveux complets d’autant que les enquêteurs voulaient savoir le nom de son fournisseur.
L’accusée déclara que sa voisine lui avait fourni une cigarette sans qu’elle ne s’en rende compte de la nature du tabac qu’elle contenait. Du coup, cette deuxième suspecte fut convoquée au poste. Mais interrogée, elle donna une autre version des faits. En effet, c’est l’épouse qui l’aurait entrainé dans ce trafic avant d’avouer aux auxiliaires de la justice qu’elle s'approvisionnait auprès d’un homme originaire du quartier populaire de Jbel Lahmar.
Inculpées de détention et de consommation d’une matière stupéfiante, les deux dames ont été traduites en justice. La cour les a condamnées à deux ans de prison pour l’épouse et à un an de prison pour la voisine.
H.M.



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