Balafré pour sa réticence à honorer sa dette
2008-06-02 - Le TempsLu 1064 fois
Tunis le temps : L'accusé dans la présente affaire, avait été condamné par défaut à cinq ans d'emprisonnement avec exécution provisoire, c'est-à-dire immédiate, pour avoir balafré la victime avec une épée.
Il avait pris la fuite lors des faits et fut inculpé de coups et blessures graves et ne s'était pas présenté à l'audience.
Toutefois, il formula opposition au dit jugement et se présenta en état d'arrestation devant le même tribunal, pour y être jugé à nouveau.
Il expliqua qu'il avait prêté une somme d'argent à la victime, qui manifesta une réticence constante à rembourser cette dette.
Pourtant il avait relancé son débiteur, maintes fois, mais en vain, car il trouvait toujours des excuses pour remettre le délai.
Il ajouta qu'il était à bout de nerfs, d'autant plus qu'il avait besoin de son argent, et qu'il avait agi sous l'empire de la colère.
Son avocat le soutenant, plaida les circonstances atténuantes pour son client qui fut en même temps victime de la mauvaise foi manifeste du débiteur.
La cour commua la peine de 5 ans prononcée en première instance à l'encontre de l'accusé, à celle de 6 mois de prison