Le passager périt sous les roues du bus
2008-06-23 - Le TempsLu 540 fois
Les faits dans cette affaire qui éclatèrent un 14 octobre de l'année écoulée avaient soulevé une polémique entre ceux qui avaient attribué les causes de la mort de la victime à la négligence de certains agents du bus d'une société de transport en commun, et ceux qui penchaient plutôt vers la thèse de la faute de cette personne, qui périt sous les roues du véhicule, sous les yeux des passagers ahuris.
Le pauvre bonhomme, voulait monter dans le bus, mais n'avait pas pris de ticket préalablement au guichet.
Le contrôleur qui se trouvait à la porte du bus l'empêcha d'y monter sans billet, d'autant plus qu'il était en état d'ébriété notoire, tel que l'affirmeront les deux agents de cette compagnie, tenus pour responsables de son décès.
Toutefois il s'entêta, s'accrochant à la porte qui, sur ordre du même contrôleur a été fermé par le conducteur.
Celui-ci reçut également l'ordre de démarrer et c'est que l'accident se produisit.
Le bonhomme lâcha prise, pour chuter sous les roues du bus qui roulait déjà à vive allure.
Les passagers ahuris, de s'apercevoir qu'il était écrasé sommèrent le conducteur de s'arrêter.
Mais il était trop tard, car il passa déjà de vie à trépas.
L'autopsie révéla que les causes de sa mort étaient dues à une fracture du crâne ainsi qu'à une hémorragie cérébrale.
Le contrôleur ainsi que le conducteur du bus ont été inculpés d'homicide volontaire et complicité.
Devant le tribunal, le contrôleur expliqua que la victime l'avait préalablement à l'accident, agressé en lui portant des coups au visage.
Cependant elle perdit l'équilibre et tomba directement sous les roues du bus.
Quant au conducteur, il déclara qu'il ne s'était pas rendu compte que la victime était encore accrochée à ,la porte quand il reçut l'ordre de démarrer.
Etait-ce un simple accident ? Il est difficile en tous les cas de croire que le contrôleur et le conducteur avaient agi sciemment pour causer la mort de la victime.
Le laps de temps était de toutes les façons trop court, entre la fermeture de la porte et la chute de la victime.
L'avocat de la défense plaida l'absence de l'élément légal, les accusés n'ayant pas eu l'intention de tuer la victime, sollicitant ainsi du tribunal la requalification de l'accusation, les faits ne constituant que des violences ayant engendré la mort sans intention par leur auteur de la donner.
Quant à l'avocat de la partie civile, il demanda au tribunal de considérer les faits comme étant un accident de la route, cherchant à mieux dédommager dans ce cas les héritiers par l'assurance, plus solvable, bien évidemment.
Le dernier mot reviendra au tribunal qui appréciera les faits tant sur le fait que sur le droit.