Rivalité cruelle !

2008-06-25 - Le Temps
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Deux jeunes filles célibataires diplômées du supérieur ont été recrutées en même temps dans une usine de fabrication de pièces électriques de la banlieue de Tunis.

Elles étaient respectivement âgées de 23 ans et de 25 ans et suffisamment belles pour détourner les regards de tous les mâles de l'usine, y compris ceux des hauts cadres.
Au bout d'une année, l'une d'elles a entraîné le directeur de production, un veuf de 38 ans et père d'un enfant de 7 ans.
Rien d'officiel n'a filtré.
Mais, tout le monde a ressenti que le courant passait extrêmement bien entre ces deux tourtereaux.
D'ailleurs, l'autre jeune fille a été la première à percevoir les premiers signes de cette relation qui se tissait calmement.
N'était-elle pas très proche des deux, du moment qu'elle est la copine de la jeune fille et la suppléante de ce directeur ? Et comme elle était, elle aussi dans la course pour faire succomber cet homme, elle en a pris un coup et a décidé de demander à sa copine de s'éloigner de son chemin.
Seulement, l'autre se croyant déjà installée sur le piédestal, refusait catégoriquement de lâcher prise.
Celle-ci allait même jusqu'à prétendre qu'elle s'était déjà officieusement liée au directeur et que leurs deux familles étaient au courant de cette relation.
Elle informait son amie qu'il lui arrivait de passer des journées entières dans la demeure du directeur au point de devenir complice de son fils comme pour préparer celui-ci à son installation définitive avec cette famille.
La suppléante de ce directeur tombait des nues et n'a pas accepté la défaite.
Elle savait pertinemment que la famille de sa copine était conservatrice et ne saurait accepter un tel comportement libertin à leurs yeux.
Donc, elle informa le frère de sa copine de ce qu'il en était avec sa sœur et de son amant.
Le frère ordonna à sa sœur de ne plus voir le monsieur et la menaça même de lui imposer de ne plus travailler dans cette usine si jamais elle continuait à le fréquenter.
Sachant l'origine de la fuite, la jeune fille en informa son amant qui ne tarda pas à congédier sa suppléante prétextant une faute professionnelle grave.
Sitôt informée de cette nouvelle, la jeune fille s'était énervée et était allée se quereller avec sa copine installée dans son laboratoire l'accusant d'être derrière son limogeage.
Cette dernière s'en moquait éperdument allant jusqu'à l'informer qu'elle ne permettait à personne de lui barrer la route du bonheur.
Folle de colère, la jeune fille révoquée prenait une bouteille d'acide par surprise et en arrosait le visage de sa copine qui criait de douleur.
Les autres employés intervenaient pour emmener la victime d'urgence à l'hôpital.
Les brûlures lui ont laissé des séquelles au visage et au cou.
L'accusée fut arrêtée.
Elle a reconnu les actes qui lui sont reprochés justifiant son action par le fait que son ex-copine a été à l'origine de son exclusion de son emploi et qu'elle était très en colère contre elle.
Devant la cour, son avocate a demandé d'accorder à l'accusée les circonstances atténuantes.
Le tribunal a renvoyé l'affaire à une date ultérieure en attendant l'expertise médicale afin d'évaluer le taux d'incapacité permanente lié à l'agression.
Il rejeta la demande de liberté provisoire proposée par son avocat.
Mahdi SELLAMI



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