Polémique autour d'un attentat à la pudeur
2008-06-29 - Le TempsLu 617 fois
Une jeune fille âgée de 32 ans s'est présentée à la police pour porter plainte contre un jeune homme l'accusant d'attenter à sa pudeur.
Elle a déclaré qu'elle travaillait pour une société de service qui l'orientait quotidiennement vers une maison pour faire le ménage.
La matinée de l'affaire, elle était appelée à travailler dans un appartement de la cité olympique à Tunis.
L'occupant des lieux était un bonhomme âgé d'une quarantaine d'années.
Il l'a laissée seule à l'intérieur et est allé travailler.
En rentrant à 13 heures, il l'a invitée à partager son déjeuner.
Pendant le repas, ils ont échangé quelques mots et elle a senti qu'il était malintentionné.
Elle s'est alors retirée et a repris son service.
Quant au monsieur, il est allé prendre une douche et lui a demandé de terminer l'aménagement de la chambre à coucher.
Quelques minutes plus tard, la jeune fille a affirmé dans sa déclaration que le bonhomme était ressorti en slip de la salle de bains et a essayé de la prendre de force par surprise alors qu'elle arrangeait le lit.
Elle s'était mise à crier et le bonhomme a été obligé de la laisser partir.
Interpellé, le bonhomme a nié tous les faits qui lui étaient reprochés ; notamment celui d'attenter à la pudeur de la jeune fille.
Il a prétendu que c'était plutôt la fille qui lui avait insinué d'étendre ses services au lit ce qu'il avait refusé net.
Il avait, aussi, affirmé que c'était elle qui s'était présentée à la chambre à coucher en petite tenue prétendant que ceci l'aidait à mieux travailler.
Le bonhomme a soutenu qu'il avait apostrophé la jeune fille lui demandant de se comporter correctement et l'a menacée d'informer son employeur.
C'était, alors, qu'elle s'était mise à pleurer et qu'elle l'avait sollicité de la pardonner.
Le bonhomme a eu pitié d'elle et l'a laissée partir.
Et, voilà que c'était elle qui venait l'accuser d'attenter à sa pudeur.
Lors de la confrontation qui a eu lieu lors de l'instruction, chacun a maintenu sa version des faits.
Le fonctionnaire a demandé les raisons qui l'ont empêché de crier au secours surtout que l'appartement se trouvait dans un immeuble habité.
La jeune fille a répliqué qu'elle avait peur et qu'elle n'avait en tête que l'idée d'arriver au plus vite à la police pour porter plainte.
Le bonhomme a requis les témoignages de ses trois voisins sur sa moralité.
Ces derniers ont affirmé qu'il s'agissait d'une personnalité très correcte qui ne faisait pas de mal à une mouche.
Le dossier de l'affaire a été transmis à la justice qui siègera dessus prochainement.
Mahdi SELLAMI