Les agresseurs ne croyaient si mal tomber

2008-06-30 - Le Temps
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L'incident eut lieu il y a quelques jours à la rue de Turquie, dans la capitale.
Le bonhomme qui rentrait chez lui était fatigué après une journée bien chargée.
Il était las et l'esprit un peu perdu.
Il avait eu son lot de brouhahas et de problèmes relatifs à la nature de son travail consistant surtout à écouter les doléances des autres et essayer de leur apporter la solution idoine, dans la mesure du possible.
Aussi estima-t-il qu'il n'était pas nécessaire de presser le pas pour rentrer chez lui.
Ce qui pouvait lui permettre d'avoir un moment de répit et de pouvoir respirer à pleins poumons , même si l'air n'était totalement exempt de pollution , surtout à cette heure un peu tardive de la journée.
Dans le cartable qu'il portait, il avait mis des dossiers et quelques journaux.
Il prenait toujours la précaution de ne pas mettre de l'argent ou des documents importants qu'ils plaçaient dans le coffre de son bureau avant de quitter son travail.
Brusquement il sentit que quelqu'un le suivait.
Il pressa le pas, mais un individu le rattrapa et vint juste en face de lui, avec l'intention délibérée de l'agresser.

Notre bonhomme n'était pas du genre à se laisser faire, surtout qu'il était un ancien Karatéka ceinture noire de 2° ou 3° dan.
S'il avait cessé de pratiquer ce sport ô combien utile pour l'autodéfense, il en garda les techniques élémentaires en plus du réflexe de quelqu'un qui garda toujours le physique d'un athlète bien entraîné, bien qu'il commençât déjà à tutoyer la cinquantaine.
Usant de l'une de ces techniques consistant à attaquer l'adversaire tout en restant sur la défensive, il lança à celui-ci un coup de pied, qui l'éloigna de plusieurs mètres, incitant ses complices qui étaient au nombre de trois d'intervenir.
l'un d'eux, profitant pour ramasser le téléphone portable, qui tomba de la poche de la victime, alors que celle-ci était occupée à user de toutes ses techniques et son savoir faire de karatéka pour donner une bonne leçon à l'agresseur.
Ayant compris que ce bonhomme n'était pas une proie facile, les braqueurs préférèrent battre en retraite.
Le karatéka soulagé de son téléphone, mais content quand même que l'incident ne put dégénérer, alla dare-dare à la police pour déposer plainte et donner les signalements des énergumènes.
A.Y.



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