Sidi Bou Saïd : Toute la vérité sur la mort tragique du jeune Ilyes Chaïb

2008-06-28 - Le Quotidien
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Tunis-Le Quotidien
Depuis la mort tragique du jeune Ilyes chaïb,  des informations erronées se sont enchaînées qui n’ont fait qu’accentuer les douleurs et la tristesse de sa famille et en particulier la mère du défunt Mme Nabila Chaîb qui a eu l’amabilité de nous fournir les précisions suivantes.
«Tête arrachée» «vertèbres cervicales brisées», voilà les gros titres qui avaient fait la une des journaux en France. Malheureusement, nous aussi, nous avons été induits en erreur en nous basant sur une source non fondée qui n’est autre qu’une grande maison de presse parisienne. Déontologie oblige, nous sommes redevables d’excuses envers Ilyes et toute sa famille.
En effet, ce 19 juin 2008 à 20 h 30 et non pas le 21 juin à 21 h 30 comme il a été publié, Ilyes avait emprunté l’ascenseur pour aller chercher un DVD afin de passer la soirée avec sa «maman chérie» comme il aimait tant l’appeler. Il lui avait, justement, promis de voir un film avec elle ce soir-là.
Déjà, le matin, il  avait assisté au conseil de classe dans ce collège bien réputé à Paris. Il était si heureux et si confiant d’obtenir de très bons résultats qu’il tenait à partager cette joie avec l’être qu’il aimait tant à savoir sa maman.
Il emprunta, donc, l’ascenseur, ou plutôt ce piège par qui le danger pouvait venir à n’importe quel moment.
Car tous les habitants de cet immeuble, géré par l’OPAC (Office Public d’Aménagement et de Construction) spécialisé dans le logement intermédiaire, et non pas par l’office HLM (Habitation à loyer modéré), comme il a été dit auparavant, craignaient à chaque fois le pire en s’introduisant à l’intérieur. Déjà, ils n’ont jamais cessé d’attirer l’attention des responsables de l’OPAC concernant  l’état vétuste  de ces appareils. Malheureusement rien n’a été fait. Pis encore, cela s’est soldé par un drame. Car lorsque Ilyes avait à peine penché la tête hors de la cabine non protégée et non couverte, l’irréparable s’est produit. Sa blessure, qu’on croyait bénigne, lui a été fatale. On dirait que les anges veillaient sur lui pour ne pas laisser cet ascenseur de la mort lui abîmer le corps.
L’on pensait qu’il dormait, alors, que son âme s’est envolée vers le paradis là où le bon Dieu l’accueillera certainement.
Ilyes est parti après avoir mené une vie certes courte, mais ô combien chargée  d’émotions, d’épanouissement, de réussite et d’amour.
Sitôt la nouvelle tombée, les réactions et les signes de sympathie et de solidarité se sont succédés. Chacun se pressait ici à Paris pour exprimer son soutien à la famille du défunt.
L’on salue particulièrement l’appui de notre Ambassade à Paris. Plus précisément le soutien de l’épouse de Son Excellence l’Ambassadeur de Tunisie en France. Celui, également des deux épouses de leurs Excellences les Ambassadeurs d’Egypte et de la Ligue Arabe en France.
Les camarades de classe et les amis du défunt ainsi que les professeurs et les responsables du collège où Ilyes était inscrit ont pleuré un garçon gentil, serviable et brave.
Mais l’émotion était à son summum à Sidi Bou Saïd, la ville natale d’Ilyes lorsqu’on annonça la nouvelle. Le village aux couleurs blanc et bleu était en deuil en enterrant le petit ange qui avait  toujours veillé sur sa petite sœur. Adieu Ilyes.
H. MISSAOUI



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